Etape de Toulouse

La visioconférence s’ouvre par un récapitulatif : Samuel Thomas présente les étapes précédentes du TDF, notamment en mettant l’accent sur les réels enjeux de ce Tour de France de l'égalité édition 2020 en présence de Vincent Gibert qui est un conseiller départemental de Toulouse, dont l’invitation sera une sorte d’interview.

Il évoque brièvement également les principes du déroulement des étapes qui se font de ville en allant à la rencontre des élus et des militants, sauf cette année. En effet, en raison de la situation sanitaire, le TDF se déroule en visioconférence. Dans ce rappel, il évoque les rencontres des marcheurs de l'égalité avec les candidats aux élections municipales de 2020 qui sont à la tête des listes de gauche et écologiste dont Nadia Pellefigue qui était la tête de liste de la gauche et le candidat Pik Mahal. Ces derniers s'étaient engagés sur les 17 propositions des Maisons des Potes. Cependant, même s'ils n'ont pas été élus, les associations et les structures antiracistes rencontrées lors de cette étape peuvent prendre le relai pour l’application des 17 propositions, peut-être sans le concours de la mairie car le maire actuel ne s’était pas engagé sur les 17 propositions. Et ca sera l'objectif de cette visioconférence qui visera à la mise en œuvre des 17 propositions, indique Samuel Thomas. 

La visioconférence verra la participation de Vincent Gilbert qui est conseiller municipal de Toulouse mais également conseiller départemental de la ville de Toulouse.  Il est porteur dans ce sens d’un projet qui s’appelle  "Parcours laïque" et il pilote également un projet de lutte contre la discrimination qui s’appelle "Chemin de la République". Irene qui est une coordinatrice en promotion de la santé et en lutte contre la discrimination au centre social La Bagatelle est aussi présente. 

Apres la présentation, les échanges s’ouvrent avec la proposition de la régularisation des sans-papiers que défendra Redouane, un des jeune volontaires en service civique à la fédération et Moustapha, élève-avocat à la fédération, en prenant exemple sur l’Italie et le Portugal. 

Les intervenants apporteront leurs points de vue sur la question : Dans ce sens, Irène va accentuer son intervention avec sa petite expérience au sein de Médecins du monde, tout en soulignant qu'elle n'est pas spécialiste de la question de la régularisation des sans-papiers. A son sens, même si l’Italie promet une régularisation massive des sans-papiers,elle observe dans leurs centres plusieurs familles immigrées, notamment d'origine maghrébine, qui ont vécu longtemps en Italie et qui viennent s'établir en France pour des raisons économiques. 

Elle souligne aussi qu'à Toulouse il y avait  eu une grosse moblisation pour la régulisation des sans-papiers mais ce mouvement s’est essouflé à partir du 21 septembre. 

Ce à quoi va répondra Samuel Thomas en affirmant qu’il était prévu que des collectifs de defense des sans-papiers viennent à la viisoconférence mais pour des raisons de temps, ils n’ont pas pu honorer l’engagement. 

Par ailleurs, ils étaient dans une bonne procédure de la continuité des manifestations, cependant à cause du Covid-19 ils furent interrompus dans leur démarche. Il souligne la facilite des collectifs de sans-papiers d’Italie à rencontrer les autorités ministérielles en charge de ces questions contrairement à la France où les collectifs ont du mal à être reçus  par le ministère chargé de ces questions.

Également, le délai exigé pour être régularisé sur le sol français est excessivement long, ce qui donne la possibilité aux employeurs d’exploiter les sans-papiers avant d’avoir le titre de séjour valable pour pouvoir introduir une demande de régularisation. 

Quant à Vincent Gilbert, il évoque son manque d'expérience dans ce domaine car il a plus accès au traitement des dossiers des mineurs. Néanmoins, il sait que ce n'est pas une chose facile pour les demandeurs d’asile de faire aboutir leur demande qui parfois peut aller jusqu'à deux ans d'attente sans compter les tracasseries administratives et les longues queues interminables dans les structures administratives. Par la suite Coralie Quindi qui travaille à la Fédération des foyers ruraux intervient sur la proposition. 

Suite à cette partie d’échange, Nouara, médiatrice au sein des Maisons des Potes introduit la question du dispositif SOS Stage pour aider les jeunes lycéens à trouver du stage. Sur cette question, Samuel Thomas va longuement intervenir en ce sens en approfondissant la question sur le rôle de l’éducation populaire qui pourrait être un levier nécessaire à la résolution des problèmes des banlieues et des quartiers populaires.

Par une approche pédagogique de l'éducation populaire, il est possible de transformer la révolte des jeunes en une prise de conscience pour les emmener vers des mouvements citoyens et à s'engager pour les luttes des droits et les sortir de la révolte brutale qui est source de violence. Par rapport a cette problématique, Samuel pose une question aux intervenants a savoir "Y a-t-il une implication assez importante des jeunes des quartiers pour soutenir les structures sociales et anti-racistes ?" 

Pour répondre à cette question, Irène du CS La Bagatelle  évoque les forces de réseaux d’entraide qui se forment pour essayer de résoudre les problèmes identifiés dans ces quartiers.

Les échanges finissent avec l’organisation du 21 Mars par un plaidoyer argumenté par Samuel Thomas pour la célébration de la lutte contre le racisme.. Il accentue son discours sur la nécessité de faire des interventions dans les milieux scolaires en collaborant avec l’administration académique qui accorde moins d’importance à cette journée ou évite ce type de projet qui les intéresse moins. Il en va également pour le corps professoral. 

Par rapport au 21 Mars, une intervenante partage leurs expériences dans le cadre de leurs activités éducatives qui les emmène dans les milieux scolaires pour les sensibiliser sur les questions de violences qui peuvent être verbales ou physiques. Elle constate un manque de prise de conscience sur ces questions. 

A travers leur antenne ils arrivent à collaborer avec certains établissements qui leur ouvrent les portes. Par ce biais, ils arrivent à démontrer que les animateurs des centres sociaux ne servent pas qu'à monter des jeux avec des enfants, mais sont également capables de s’exprimer pour sensibiliser et informer les jeunes. 

Intéressés par l'expérience de Coralie, les marcheurs prennent l’engagement de collaborer avec leur antenne pour mutualiser les expériences en vue de travailler ensemble par des collaborations sur des projets d’éducation populaire et de lutte contre le racisme a partir des reportages qui seront diffusés par les réseaux de communication un peu partout en France. 

Par la suite intervient Tarek Boulanouar qui est un dirigeant associatif et qui est également dans l’éducation nationale, ancien président de club Université Toulouse et siège également dans plusieurs institutions et instances. Tarek Boulanouar évoque le racisme qu’il a connu dans les boîtes de nuit et dans le milieu professionnel : des faits qui l’ont forgé et lui ont donné une carapace solide pour y faire face et de finir par arriver à son objectif. Aujourd’hui conscient des dangers du racisme, il est très engagé sur cette question.