Suivez le 3ème Tour de France

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Semaine du 17 au 23 octobre

  • Metz -  Lundi 17/10: Association "Sos Racisme Lorraine", 6 rue Notre Dame de Lourdes 5700 Metz à 19h
  • Lunéville - Mardi 18/10: Association "Pot'en ciel", 49 rue de la République 54300 Lunéville à 19h
  • Strasbourg - Mercredi 19/10: Maison des Potes 67, 150 avenue de Colmar 67100 Strasbourg à 17h
  • Montbéliard-Besançon - Jeudi 20/10: Association "Humanis", MJC Besançon - Clairs Soleils, 67 E, rue de Chalezeule 25000 Besançon à 19h
  • Dijon - Vendredi 21/10: Maison des Potes de Dijon & MJC des Grésilles, 11 rue Castelnau 21000 Dijon à 16h

Semaine du 24 au 30 octobre

  • St-Etienne - Lundi 24/10: Maison des potes de la Loire, 17 rue Sainte Catherine 42000 Saint Etienne à 16h30
  •  Vénissieux -  Mardi 25/10: Association "CEV", 25 boulevard Lénine 69200 Vénissieux à 19h
  •  Firminy - Mercredi 26/10: MJC de Firminy, 2 rue Laprat 42700 Firminy à 16h
  •  Grenoble - Jeudi 27/10: Association "KIAP", 4 allée du Verderet 38100 Grenoble à 16h
  • Vitrolles - Vendredi 28/10: Maison pour l'égalité, Square Colucci 13127 Vitrolles à 16h
  • Marseille - Samedi 29/10 : Association "ADDAP13" & Boumqueur Music, 2 boulevard Gustave Ganay 13009 Marseille à 17h

Semaine du 31 octobre au 6 novembre

  • Narbonne - Mardi 01/11: Association "CJ11", 1 rue de l'Orbieu 11100 Narbonne à 15h
  • Narbonne - Mercredi 02/11: Maison des Potes 11, 5 rue Baudin 11100 Narbonne à 19h
  • Toulouse -  Jeudi 03/11: Association "Partage Farouette", 11/13 rue de l'Ukraine 31000 Toulouse à 12h

Semaine du 14 au 19 novembre

  • Grigny - Jeudi 17/11: Maison des potes de Grigny, 17 rue Grande Borne 91350 Grigny
  • Saint-Ouen - Vendredi 18/11: Association "ADESCA", 6 rue Pasteur  93400 Saint Ouen
  • Wattrelos/ Roubaix - Samedi 19/11 Acti'Jeunes, 88 bis rue lamartine 59150 Wattrelos puis à l'association ADEP, Groupe Scholare Jules Guesde Ecole Maternelle 59100 Roubaix

Semaine du 21 au 26 novembre

  • Nanterre - Mercredi  23/11: Association "Zy'va", 2 allée des Tulipes 92000 Nanterre
  • Paris XIII Villetaneuse - Jeudi 24/11: Avec la "Confédération Etudiante", 99 avenue Jean Baptiste Clément 93430 Villetaneuse
  • Paris 75020 - Jeudi 24/11: Association "CM98", 3 Villa Dury Vasselon 75020 Paris
  • Noisy-le-sec - Vendredi 25/11: Association "Noisy Projecte", 115 rue Jean Jaurès 93130 Noisy le Sec
  • Créteil - Samedi 26/11: Maison pour Tous, 4 allée Georges Braque 94000 Creteil

Semaine du 28 novembre au 2 décembre

  • Saint Brieuc - Lundi 28/11: MDP Saint Brieuc/Bretagne, 1 avenue Antoine Mazier 22000 Saint Brieuc à 14h
  • Sarcelles - Mardi 29/11: MJC Sarcelles, 10 bis avenue Paul Valéry 95200 Sarcelles à 20h 
  • Epinay - Jeudi 01/12: Association "Jeunesse en Mouvement", 20 rue de l'Avenir 93800 Epinay sur Seine à 19h30

Le 3 décembre : Rencard de l'Egalité à Belleville, 4 boulevard de la Villette, Paris.

 

 

Toutes les étapes

 

Nanterre - Mercredi 23 Novembre 2011 Association ZY'VA

 

Présent au débat : 35 personnes

Association présente : Zy’Va

19h-19h30 : Accueil et Présentation par Mamadou le directeur de Zy’Va  et son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP). 

Présentation de l’association Zy’Va :

Cette association accompagne scolairement des jeunes pour les aider au mieux à réussir à l'école en partenariat avec les familles et les établissements scolaires (du CP aux études supérieures).

Elle offre au public un large éventail d'activités permettant leur développement culturel (théâtre, danse, chant, cinéma, musées...).

Elle initie à l'informatique et au multimédia pour jeunes et adultes. Elle organise des ateliers langues (Anglais et Espagnol), et pendant les vacances scolaires Zy’va organise des séances de révisions pour son public avec des sorties et des séjours.

Elle implique les habitants dans l'amélioration de leur environnement avec des actions de sensibilisation au respect de leur environnement direct. Enfin, elle accueille les parents dans un cadre convivial pour un soutien à la parentalité avec des permanences de psychologues et de juristes (cf. http://www.zyva.fr/).

20h-22h : Mamadou (Zy’Va) ouvre sur les projets de son association, puis Meziane enchaine sur la présentation des 10 propositions pour faire de l’égalité une réalité.

Nous avons échangé sur les propositions n°1 Immigration, n°6 Emploi, n°7 Education, n°8 Education Populaire (cf. http://maisondespotes.fr/nos-10-propositions).

En premier lieu, sur la proposition n°8 Education Populaire, le point de discussion a été sur le financement des associations d’éducation populaire avec 10 % des taxes sur le PMU et le loto.

Nacéra nous prévient des risques liés à l’addition aux jeux car le joueur va se dire « si je joue une partie de mes gains vont être versées aux associations ». Pour elle, cela va décomplexer le joueur et rendre plus facile cette pratique.

En second lieu, des réactions ont lieu sur la deuxième de la proposition n°8 sur la création d’un Ministère de l’Education Populaire avec 100 000 emplois de fonctionnaires détachés aux associations et collectivités locales des quartiers populaires.

Fatiha et Mamadou soulignent l’importance de cette proposition n°8, une forme de reconnaissance pour les responsables associatifs, une valorisation de leur parcours et de leur expérience (VAE etc..).

En troisième lieu, sur la proposition n°7 Education sur les 30% de professeurs dans les ZEP.

Jean Yves constate un grand écart entre les ZEP et les écoles de centres villes comme les Grandes Ecoles et les Universités. Les jeunes ont des difficultés à obtenir des stages, n’ont pas les mêmes armes pour affronter le marché de l’emploi.

En outre, Fatiha ajoute que le problème est systémique et ce malgré les dispositifs de conventionnement avec les Grands Lycées (Henri IV) ou bien les Grandes Ecoles (Sciences Po). Beaucoup de personnes issues des espaces marginalisés ne peuvent y prétendre.

Selon elle, l’Education Nationale est mal gérée car comment vous voulez qu’un professeur soit bien en classe. Si les conditions pour qu’ils puissent évoluer dans son corps de métier ne sont pas satisfaites.

En quatrième lieu, en découle un petit échange sur le déploiement national de la plateforme SOS Stage visant à mettre en contact des lycées avec des responsables d’entreprises de manière anonyme.

Jean Yves, Mamadou, Nacéra, Nathalie, Michel, Elsa et tous les intervenants ont souligné à des degrés différents qu’avoir des entreprises citoyennes étaient à l’heure difficile. Pour une raison simple, le travail sur les mentalités et la déconstruction des préjugés et stéréotypes est un travail sur le moyen-long terme. Par des actions de sensibilisation et d’expérimentations d’activités sur l’orientation et l’insertion comme SOS Stage (cf. www.sos-stage.fr) les comportements discriminatoires vont peu à peu disparaitre.

En cinquième lieu, nous avons parlé aussi la proposition n°1 Immigration sur la régularisation des travailleurs sans papier (unanimité des présents).

Puis, les différents intervenants se sont emparés de cette proposition pour discuter d’une proposition qui fait écho à l’actualité. La proposition historique du mouvement des Potes du droit du vote des extracommunautaires aux élections locales.

Un vif débat a eu lieu entre d’un côté, ceux qui pensent que les résidents étrangers doivent prendre la nationalité française pour prétendre au droit de vote plein et entier.

Et de l’autre, ceux qui pensent les résidents étrangers ont parfaitement le droit de voter aux élections locales comme les citoyens ressortissants de l’Union Européenne.

De 2 nouvelles ont fait leur apparition celle de Jean Yves sur le logement, imposer un quota de logements neufs en fonction des revenus, immeuble par immeuble, étage par étage. L’exemple d’un immeuble dans une ville X dans ce même bâtiment il y aurait un dosage en fonction de revenu des ménages pour avoir de la mixité au sein de cette ville X.

L’autre proposition celle du ticket contrôle développé par Meziane.                                                     L’idée est que chaque agent de police après contrôle d’identité remette un ticket précisant le motif de son contrôle. Pour le policier ce dispositif lui propose de travailler plus efficacement et pour la personne contrôlée le respect et la garantie de ces droits fondamentaux.

Enfin, Mamadou pense que les citoyens doivent affirmer leurs droits de manière collective car les responsables publics leur montre bien qu’ils ont des devoirs.                                                           Il rappelle que la démarche de la FNMDP et la même que celle qui anime Zy’Va c’est-à-dire sortir de l’éternel constant et faire des propositions concrètes et efficaces pour les quartiers, plus généralement, la France.

Saint-Ouen - Vendredi 18 Novembre 2011 Association ADESCA

 

Présent au débat : 35 personnes

Associations présentes : Adesca, Maison de quartier Pasteur

19h-19h30 : Accueil et Présentation par le directeur de la Maison de quartier Pasteur de la semaine de solidarité internationale, Peter  (également responsable d’ADESCA) et son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP). 

Présentation de l’association Adesca :

 Adesca ou Action pour le Développement de l’Éducation Socioculturelle d’Akposso a pour objectif est de mettre en place des programmes de solidarité visant à améliorer le cadre de vie des habitants de leur région d’origine mais aussi d’engager des actions citoyennes et éducatives sur la ville de Saint-Ouen où leur implication reste fidèle aux habitants de leur quartier d’adoption. Connus et reconnus dans le milieu associatif pour leur travail de terrain, ils s’illustrent à travers leurs dispositifs d’aide aux devoirs et d’ateliers artistiques (danse africaine et danse Hip Hop, création musicale et cours de percussion, atelier de sculpture…).

L’association ADESCA a su tisser un lien privilégié avec les habitants de Saint-Ouen de part la proximité qu’ils ont su installer en organisant des repas de quartiers, des arbres de noël ou encore des sorties culturelles et familiales. Nul doute, ADESCA est l’un des vecteurs de cohésion sociale sur lequel la ville de Saint-Ouen peut compter.

Depuis quelques années, par le biais des « Chantier de Solidarité », c’est au Togo que l’association parvient à emmener des jeunes des quartiers, au cœur de leur région d‘origine, pour matérialiser le concept de « rencontre des peuples ». Une expérience riche qui ne laisse indifférent aucun de ses participants. Découvrir, rencontrer, échanger, construire avec la population locale des lieux de vie, de soins mais aussi et surtout des liens qui ont un goût d’éternité, voilà leur leitmotiv. (Présentation extrait du site cf. lien : http://poteapote.com/Ville-et-quartier/ADESCA-Une-Afrique-qui-%C3%A9duque-nos-quartiers).

19h45-21h : Peter (directeur de la MDQ Pasteur) a ouvert le débat sur la présentation des différents acteurs de la solidarité internationale sur Saint Ouen, de leurs actions citoyennes et concrètes. Les champs d’actions sont l’éducation, la santé, l’accès à l’eau, la collecte de nourriture et de fonds etc….

Le constat partagé par les responsables d’association humanitaire ou de solidarité internationale est que ces acteurs ont une impression de gâchis, de gaspillage parfois dans leurs activités. Parfois sur les territoires où ils interviennent, il y a un décalage entre projet initial et projet réalisé. Ils soulignent le manque de professionnalisme ou l’amateurisme de certaines structures.

Denis (militant associatif) nous a parlé également des difficultés à trouver des bénévoles malgré toutes les incitations. Les jeunes « s’engagent de moins en moins dans le bénévolat car il ne voit que l’intérêt à court terme… ».

Benoît et Meziane insistent sur le fait que lorsqu’on s’implique dans l’humanitaire ou dans le volontariat international.

Il faut selon eux :

·         S’informer sur le pays cible

·         Regarder la situation sociale et politique

·         Comprendre les enjeux

·         Comprendre sa place sur le « terrain »

Comme dirait Peter l’humanitaire et la solidarité internationale c’est le droit à l’essentiel.

Un autre problème que souligne Bocar (collectif Somalie), il y a un véritable déficit de leadership des associations intervenant dans les domaines dans l’humanitaire et la solidarité internationale. Pour lui, il est important de resserrer les liens entre structures, d’être plus collectif et d’avoir une logique fédérative. Autre chose, il faudrait beaucoup plus d’échanges d’outils et de méthodes d’interventions, mieux travailler avec les associations locales, et ne pas compter sur « l’argent » mais sur « l’expérience », « l’utilité sociale » des acteurs.

Enfin, Benoit (bénévole chez Adesca) nous dit que l’un des problèmes majeurs de l’humanitaire c’est « Etat d’urgence » à chaque action. Cette logique peut développer un sentiment d’ingérence. Il prend comme exemple un jeune homme de 23 ans, sensibilisé à la cause humanitaire. Une entreprise travaillant au Gabon dans l’exploitation du bois lui a proposé un très bon poste de chef de projet. Mais pour des raisons éthiques il a refusé l’offre car il fait des activités de solidarité internationale duquel il a analysé et décrypté le décalage entre les réalités locales et internationales sur le terrain.

Pour Benoît, la solidarité internationale et l’humanitaire doivent mettre en valeur les associations dans le but d’épanouir les individus.

Grigny - Jeudi 17 Novembre 2011 Association ASGPAS

 

Présent au débat : 65 personnes

Associations présentes : Asgpas France, Parti Socialiste, Parti de Gauche

19h30-20h : Accueil et Présentation d’Asgpas par Monique et son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP).

 

Présentation d’Asgpas France:

 

Asgpas France a été créé en 2009 par d’anciens membres de la Maison des Potes de Grigny.

Le président de la FNMDP Samuel Thomas est issu de la Maison des Potes de Grigny.

 

Asgpas a initié un évènement culturel très important, qui réunit différentes nationalités, au sein de la Grande Borne, pour célébrer les Journées Internationales de la Grande Borne, dans le cadre de la Solidarité Internationale et du Développement.
Ainsi, chaque année, à l'issue d'un vote des habitants,  un Pays est mis à l'honneur.

Les thématiques abordées :

  • Accès aux Droits et Devoirs (Citoyenneté), Education, Scolarité, Logement
  • Formation, Emploi, Culture, Parentalité, Polygamie, Mariage Forcé, Santé,
  • Loisirs, Promiscuité, Initiation à la culture française.

Pour savoir pour plus de renseignements sur l’association : http://asgpasfrance.blogspot.com/2011/07/le-projet-de-lassociation-asgpa...

16h-19h : Monique a ouvert ce débat citoyen sur la proposition n°2 sur l’ouverture des emplois fermés aux non européens (cf. http://maisondespotes.fr/nos-10-propositions).

Meziane (Chargé de la vie associative à la FNMDP)  a présenté la fédération, ses actions et notre Rencard de l’Egalité le samedi 3 décembre 2011 (cf. http://maisondespotes.fr/rendez-vous-national-samedi-3-decembre-2011).

Saïd (Maire Adjoint à la Mairie de Grigny)enchaine sur le lien entre emploi, insertion et discrimination car le problème qui se pose c’est la discrimination adresse postale (cf. http://www.halde.fr/). 

En effet,  le fait d’habiter Grigny constitue un vrai souci pour avoir un travail.

Joseph (bénévole Asgpas) insiste sur l’importance des parents et de l’Ecole dans l’insertion professionnelle de leurs gamins. Selon lui, les histoires d’enfants qui trainent dehors jusqu’à minuit dans les rues ou qui crament les bus passant par la ville de Grigny ce sont des problèmes d’insertion, d’instruction, de réflexion, d’émancipation et de développement individuel.

Pierrot (bénévole d’une association de sport/Rugby) est sans détour. Il parle d’une discrimination de classe, une séparation entre les riches et les pauvres. Pour lui, c’est devenu une volonté politique de ghettoïser, de reléguer pour « mieux régner ».

Charles Claude (Président-directeur d’Asgpas) revient au sujet de la discrimination, c’est de pire en pire d’année en année, la banlieue devient progressivement le rassemblement de personnes de même culture, de même origine c’est un vrai problème de société.

Eskander (militant associatif) souligne le fait que Grigny est victime de sa réputation. Selon lui, les seuls emplois accessibles sont : animateur ou agent de sécurité….

L’Education pour Eskander est la base de tout, c’est un cadre formateur pour les jeunes.

Suite à toutes ses discussions, Besma (chargé de mission insertion emploi) propose l’idée d’un bus citoyen pour inciter les habitants des quartiers de Grigny d’aller s’inscrire sur les listes électorales pour peser sur l’agenda et les politiques publiques.

Selon elle, il faut que tout le monde s’y mette pour que les responsables politiques les prennent enfin en considération.

Enfin, Serge (bénévole d’Asgpas), féru d’histoire, en prenant l’exemple de Rosa Parks, souligne que le combat pour l’Egalité est long, progressif et cette lutte doit être pacifique.

 

 

Toulouse - Jeudi 03 Novembre 2011 Partage Faourette

 

Personnes présentes : 70 personnes
Association présente : Partage Faourette

12h-12h30 : Accueil et Présentation de l'association Partage Faourette aux "marcheurs" de la FNMDP

13h-15h : Repas débat sur la parentalité.

15h-16h30 : Réunion de travail avec la directrice Samira Guerra

Présentation de l'association Partage Faourette :
Indépendante, laïque, attachée aux droits de l’Homme et du citoyen, ouverte à tous, l'association "Partage Faourette" s’inscrit dans la lutte contre toutes les formes de discrimination et d’exclusion sociale.
- Elle soutient le développement de la démocratie participative locale, en affirmant le droit à l’expression de toutes les communautés.
- Elle œuvre dans un esprit de solidarité, de convivialité et d’éducation populaire.

L’Association assure une double mission : Maison des Chômeurs et Centre Social.

Elle inscrit son action dans le cadre de la Politique de la Ville et du développement local sur les plans social, économique, culturel et environnemental.

L'action de « Partage Faourette » s'inscrit dans le dispositif Politique de la Ville et le cadre du Plan Départemental d'Insertion (P.D.I.),
et de leurs objectifs de maintien de la dynamique de lien social et d'accompagnement des personnes en situation de chômage et de précarité vers les dispositifs de droit commun.

Notre démarche, ancrée dans la politique de développement social du territoire et la politique de la ville, s'appuie sur 4 dimensions :
 - La reconnaissance de la place des habitants dans la définition des projets de développement social, culturel, économique et environnemental.
 - La prise en compte de la vision des acteurs (habitants / acteurs associatifs / institutionnels) sur la réalité qu'ils vivent.
 - la valorisation et la mobilisation des potentialités des habitants au service des projets.
 - l'inscription négociée avec les habitants et les acteurs associatifs et institutionnels des projets dans le contexte territorial dans lequel nous intervenons.

C'est un lieu d'accueil fondé sur la libre adhésion, de services spécialisés, ouvert à toutes personnes et notamment celles fragilisées
par des conditions de vie limitant leurs perspectives d'avenir.

Ce lieu favorise l'émergence de projets individuels et collectifs que ce soit dans le domaine de la citoyenneté, de la culture, du sport ...
ou celui de l'activité économique.

C'est aussi un lieu de rencontres et d'échanges conviviaux entre des personnes de générations, de genres, d'origines culturelles, de quartiers, et de statuts différents (RSA, AAH, ARE, salariés, enfants, adolescents, adultes, retraités…), dans un esprit de liberté et de respect de l'autre.

Chacun peut fréquenter ce lieu, à son propre rythme, puis progressivement prendre ses repèreset s'impliquer dans des démarches actives.

Des orientations portées par des valeurs :
L’association Partage, au regard de son histoire et du territoire sur lequel elle intervient, s’est dotée d’orientations.
Elle est avant tout un lieu d’accueil convivial et d’animation de la vie locale, un équipement à vocation pluri générationnelle,
un lieu d’actions sociales novatrices et concertées, luttant contre toute forme d’exclusion et de discrimination.

L’association a pour objectifs généraux :

- Offrir un espace public d’accueil, d'échanges et de services dans une logique de libre adhésion.
- Valoriser les initiatives citoyennes ; la participation active de chacun, quel que soit son origine culturelle, à la vie sociale
et dynamiser les liens sociaux qui se tissent dans ces quartiers.
- Apporter un soutien aux familles et à toutes personnes en difficulté, par des actions spécifiques d'accompagnement individuel et collectif.
(Groupes de paroles, sorties familles, soutien à la scolarité...)
- Promouvoir et accompagner toutes les initiatives contribuant concrètement à la création d'emplois
et à une plus grande solidarité chômeurs et non chômeurs.
- Contribuer à la mise en réseau des partenaires luttant contre toutes les formes d’exclusion et de discrimination.
- Favoriser l’accès aux droits en matière d’emploi, de santé, de logement, de culture, de citoyenneté…
- Lutter contre le sentiment d’impunité et responsabiliser les personnes sur le respect des espaces collectifs en partenariat avec les bailleurs sociaux.
-Améliorer le repérage et la prise en compte de la souffrance psychosociale par le dispositif "Psy qui Traîne"
-Lutter contre l’illettrisme.
-Soutenir particulièrement l’insertion par l’emploi des jeunes majeurs, en partenariat avec la Mission Locale , le Pôle Emploi, le PLIE…
et le "Club Europe Maghreb" qui assure des permanences régulières.
-Prendre en compte les initiatives locales valorisant l’implication des habitants (fêtes des quartiers...)

Notre finalité :

- Rester en prise et en première ligne, en amont des dispositifs de droit commun, dans l'accompagnement des personnes
en grande difficulté et souvent en rupture de liens institutionnels.
- S'appuyer sur l'esprit dans lequel s'est ouvert notre association pour développer l'entraide et la solidarité jusqu'à impliquer le collectif
dans des réalisations effectives.
- Soutenir une prise de conscience individuelle et une position de veille politique pour que les situations de crise ne soient pas vouées à l'impasse
et à la désespérance en favorisant les initiatives d'entraide et de solidarité et en sollicitant 'toujours plus' la participation de chacun à la vie sociale.

 

Narbonne - Mercredi 02 Novembre 2011 MDP 11

 

Présent au débat : 65 personnes

Associations présentes : Fol 11, MDP de Narbonne, CJ 11, Grand Destin (Artistes), Cimade, ABP 21, CIDFF, Mairie de Narbonne.

 

Présentation de la MDP de Narbonne :

 

La Maison des Potes de Narbonne créée en 1992, a pour objectifs majeurs de lutter contre les discriminations par la promotion de l'accès au droit pour tous. C'est un espace
d'échange, de rencontre, d'expression, de promotion de la mixité culturelle et sociale. Située en plein cœur du centre-ville de Narbonne, elle vous accueille dans un esprit de solidarité,
de laïcité et de valorisation des initiatives citoyennes.
Chacun y apporte ses différences et participe ainsi à enrichir le quotidien de tous. Par ses actions, l'association œuvre à son échelle pour une égalité d'accès à l'information juridique et la défense des droits de chacun.

La finalité de l’association demeure depuis sa création de favoriser un meilleur « vivre ensemble » à travers : la rencontre, le partage, l’échange, le respect et la valorisation des diversités.


Sur la base de ces constats effectués et au regard leurs compétences actuelles, ils ont décidé de privilégier pour les deux années à venir les objectifs généraux suivants :

- Lutter contre les discriminations et favoriser l’accès à l'information juridique et la défense des droits de chacun.
- Promouvoir les échanges interculturels, intergénérationnels, entre milieux sociaux différents.
- Favoriser la construction et l’investissement citoyen.

Ces objectifs généraux sont déclinés au sein des différents pôles d’activité de l’association. Toutes les actions mises en œuvre ont également pour « fil conducteur » une démarche pédagogique privilégiant :
- Le faire ensemble.
- L’investissement citoyen.

Cette approche pédagogique inclut obligatoirement une phase de mobilisation de la population, de partenariat, de mise en relation et d’échange de compétences. Il ne s’agit en aucun cas de faire simplement pour, mais bien de faire avec, en permettant à chacun (à son échelle) de prendre part à la vie de la cité.

 

11h-12h30 : Intervention au Diderot/Eiffel pour le lancement de la campagne d’inscription sur listes électorales et signature de l’Appel du 4 juin pour faire de l’égalité une réalité.

 

14h-16h : Rencontre avec les médiateurs de quartier de Narbonne

 

18h-19h30 : Nous avons fait une présentation des 10 propositions pour faire de l’égalité une réalité (cf. http://maisondespotes.fr/nos-10-propositions) puis nous avons expliqué la démarche du Tour de France de l’Egalité (cf. http://maisondespotes.fr/federation/actualites/suivez-le-3eme-tour-de-france).

Ensuite, un membre de la MDP de Narbonne a introduit le débat par la proposition n°5 celle sur le féminisme. En effet, Huguette nous parle du traitement fait aux femmes et de la problématique des femmes des quartiers populaires avec tous les enjeux que cela représente.

Elle ressent une bonne évolution du statut des femmes dans les quartiers.

En revanche, les mères de familles sont seules et sont assez éloignées de l’outil informatique et internet. Fatiha émet l’idée de mettre un service de cours d’informatique et d’internet afin que les mères de famille puissent surveiller et aider leurs enfants à grandir et s’émanciper.

Nicole (Cimade) intervient par rapport aux femmes victimes de violence et elle dénonce le manque de lieu d’hébergement d’urgence, de structures passerelles d’où la nécessité de la proposition n°5 de la FNMDP sur  la création de foyers d’ hébergements d'urgence dans toute commune ou agglomération de plus de 30 000 habitants.

Autre intervention de Manuel (éducateur spécialisé), qui souligne également le manque d’effectif dans ces structures d’urgence. Puis Karima (médiatrice à la MDP 11) finit par proposer que ce soit les hommes à la place des femmes qui aillent en centre d’hébergement d’urgence. 

 

Nous avons terminé sur le sentiment de défiance et de cassure que les citoyens ont envers l’Etat, ses collectivités locales, ses services et même envers les corps intermédiaires comme les associations de quartiers. Pour changer le regard des citoyens sur les associations, il faut selon Djelloul favoriser l’anticipation, le développement d’outils, les formations, la  professionnalisation… Ce qui permettrait aux citoyens d’être aiguiller et orienter par rapport à leurs besoins et attentes.

Le compte n’y est pas encore mais le fait d’en parler en Rencontre -Débat libère cette parole et fait prendre conscience aux responsables publics de l’importance de ces enjeux.

Narbonne - Mardi 01 Novembre 2011 C.J 11

 

Réunion de travail : 10 personnes
Associations présentes : Grand Destin, C.J 11

15h-15h30 : Présentation et Accueil de l'équipe de la FNMDP par les représentants du C.J 11 dans leurs locaux.

Présentation du C.J 11 :


Le CJ 11, c’est avant tout une équipe constituée de jeunes voulant s’investir dans des projets et prendre la parole pour développer des actions au niveau local ou international. 

C’est aussi des jeunes qui veulent être reconnus, sollicités, écoutés, entendus, mais aussi agir en faveur de la Jeunesse du Narbonnais : « Nous nous sommes créés en association loi 1901 le 27 mai 2009, afin de te permettre de t’exprimer et concrétiser tes projets (culturels, artistiques, sportifs, solidaire, …) et ainsi devenir acteur de ta vie ! » 

Le CJ 11  rassemble des jeunes qui ont envie de prendre en main leur ville et par la même  de se prendre en main  eux-mêmes. Exprimer leurs idées, montrer du doigt ce qui doit être changé, et aussi s’amuser, en gros être des citoyens.

Pour en faire partie, il suffit d’avoir entre 15 et 30 ans (plus ou moins, ce n’est pas grave personne n’est refusé).


16h-18h : Nous avons parlé de projets que nous allons mener en commun que ce soit des activités sur des échanges culturels et/ou humanitaires, sur les cultures urbaines, sur les discriminations et le racisme. Le C.J 11 a pour objectif de faire porter des projets par les jeunes pour favoriser les liens et les échanges.
Puis, nous avons parlé que la FNMDP et le C.J 11 travaillerait à valoriser la parole des habitants des quartiers populaires notamment les plus jeunes via notre magazine des quartiers, "le Pote à Pote".
Enfin, nous sommes parti sur le fait que nous allons collaboré ensemble sur les débats citoyens sur nos 10 propositions pour faire de l’Egalite une réalité courant 2012, sur la valorisation des actions du C.J 11 dans le Pote à Pote et dans l'aide et dans le conseil dans certaines de leurs démarches et activités sur le Narbonnais.

 

Marseille - Samedi 29 octobre 2011

 

Présent au débat : 55 personnes

Associations présentes : ADDAP, PMI,  Boomkeur Music, SOS Racisme Bouche du Rhône.

Le débat a porté sur la proposition numéro 10 de la FNMDP relative à la CULTURE.

Présentation de l’ADDAP :

L’Association Départementale pour le Développement des Actions de Prévention (addap13), est l’héritière d’un certain nombre d’associations nées du militantisme associatif local marseillais des années 1960 : Association des Clubs de Loisirs et de Prévention devenue en 1967 la Fédération des Clubs et Equipes de Prévention : la FCEP.

Ces associations fondatrices venaient toutes d’horizons différents mais se revendiquaient toutes de l’Education Populaire. Elles avaient en commun de partager les valeurs républicaines qui s’enracinent dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, réaffirmées et complétées par les constitutions en vigueur.

 

 

17h-18h : La rencontre s’est ouverte sur la proposition n°10  de la FNMDP : la Culture (cf. http://maisondespotes.fr/nos-10-propositions).

Les échanges ont fait émerger la problématique relative à la difficulté pour les habitants des quartiers populaires de Marseille d’avoir accès à la Culture et aux activités qui en découlent.

 

Les intervenants ont mis l’accent sur les transports en commun de l’agglomération marseillaise (Bus et Métro) qui sont selon eux un frein au déplacement dans les lieux culturels dans la mesure où leurs horaires ne sont pas adaptés (réseau qui se finit très tôt).

 

Selon certains participants, les structures n’aident pas et n’impliquent pas les habitants dans les projets culturels. Pour eux,  l’esprit « quartier » et la mauvaise réputation des « Musiques Urbaines » ont fini d’achever sur les préjugés et stéréotypes touchant  certaines catégories de personnes à Marseille. Les plus touchés sont selon eux les habitants des quartiers populaires.

C’est d’une seule et même voix que Bilal, Abdellah et Moumine évoquent leur incompréhension de cet état de fait alors même que Marseille a été élue capitale européenne de la Culture pour l’année 2013.

Mohammed quant à lui a tenu à souligner la métamorphose alarmante de la société dans laquelle l’individualisme est prédominant. Il appelle cela le « chacun sa merde » et pose la question du « comment on s’organise collectivement ? ».

 

La fin de ce débat a débouché sur une question essentielle à laquelle il faudra trouver une réponse rapidement si l’on veut véritablement faire changer les choses :

Pourquoi les structures associatives se sentent si isolées, et ne trouvent pas les réponses à leurs besoins (ne serait-ce qu’en information) alors qu’on est à l’air du tout internet et des réseaux sociaux à outrance

Vitrolles - Vendredi 28 octobre 2011

Présent à la réunion : 10 personnes

Association présente : MDP de Vitrolles

16h00-16h30: Accueil et Présentation de la Maison pour l’Egalité de Vitrolles par son directeur Reda Debache, et de son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP).

 

Présentation de la MPE de Vitrolles :

La Maison Pour l’Egalité organise des sorties culturelles pour les familles, grâce aux actions de l’association Cultures du cœur.
Un travail commun a également été impulsé avec des associations de locataires du quartier du Liourat pour préparer la Fête des voisins.

Ils sont dans le même temps en train de préparer un projet autour de la prévention du Sida. Cette initiative est organisée en partenariat avec l’association vitrollaise ELF.
Selon Sandra Lafont, les initiatives sont plus un support qu’un objectif à part entière. Pour elle, c’est la façon d’aborder les choses et les problématiques qui touchent les habitants qui est importante. Elle nous dit que les associations doivent être des « facilitateurs », qui permettent  aux gens d’être des acteurs et des porteurs de projet.

 

Cette rencontre nous a permis d’échanger sur les problèmes qu’ont les structures sociales à attirer un public plus âgé : les 16-25 ans.

De l’avis de tous les intervenants, les informations sont mal relayées dans les quartiers populaires de Vitrolles notamment au Liourat.

Reda et Karim soulignent également la difficulté d’intéresser les jeunes aux actions citoyennes notamment de réussir à leur donner envie de participer à des débats sur différents sujets que porte la FNMDP (cf. Les 10 propositions pour faire de l’égalité une réalité : http://maisondespotes.fr/nos-10-propositions).

Nous nous sommes quittés sur la volonté d’organiser prochainement un débat citoyen courant 2012 afin de permettre aux gens des quartiers de Vitrolles de sortir de leur « ghetto mental » et de l’autocensure.

L’expérience des Tours de l’Egalité a démontré aux responsables de la MDP de Vitrolles que les débats citoyens étaient à la portée de tous et qu’il fallait aujourd’hui plus que jamais valoriser ceux qui y participent, notamment les plus jeunes d’entre eux.

 

Grenoble - Jeudi 27 octobre 2011

Présent au débat : 25 personnes

Association présente : Maison Des Habitants Antenne-Villeneuve, SOS Racisme Isère, Association KIAP.

15h00-15h30: Accueil et Présentation du KIAP par Brahim et de son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP).

Présentation du KIAP :

L’association KIAP  a 20 ans d’existence et est située en plein cœur du  quartier de la Villeneuve. Elle a été créée et est toujours dirigé par Brahim Ouazizi.

On y pratique entre autres le taekwondo, la danse orientale et le yoga.

 

16h-19h : La rencontre débat s'est ouverte sur les propositions n°8 et n°10 : Culture et l’Education populaire (cf. http://maisondespotes.fr/nos-10-propositions).

 

Brahim soutient l’idée que la Culture est encore inaccessible à certaines catégories de la population notamment aux jeunes issus des quartiers populaires.

Il explique que les MJC ou les centres sociaux sont petit à petit devenus des lieux de consommation d’activités culturelles et sportives pour les 3 à 18 ans.

Selon lui, cette consommation sans objectif est loin d’avoir favorisé leur émancipation et leur préparation à aborder leur vie d’adulte.

Pour Patrick et Chantal, deux autres participants au débat,  c’est l’éducation à la Culture, au Sport, à la Musique qui fait défaut. Il faudrait selon eux que les jeunes et les moins jeunes puissent apprendre à peindre, à écrire, à aller à l’Opéra dans les MJC.

De plus en plus de structures sociales démissionnent et ferment du fait de la complexité du montage de dossier de subventions, des problèmes administratifs ou du manque de formations des permanents des associations.

Hassan quant à lui, nous parle du rôle que les parents doivent avoir dans l’éducation de leurs enfants. Selon lui, nombreux sont les parents qui abandonnent délèguent leurs responsabilités aux éducateurs spécialisés ou à l’Education Nationale.

Réda surenchérit en nous expliquant que les parents d’aujourd’hui n’ont pas les mêmes problèmes que ceux d’avant.

Pour endiguer cette difficulté ils proposent de les impliquer dans l’école afin que tout le monde puissent trouver sa place et que chacun puisse assumer son rôle pour faire société.

 

Firminy - Mercredi 26 octobre 2011

Présent au débat : 45 personnes

Association présente : Association SOS Racisme Loire, Maison des Potes 42, MJC de Firminy

13h-14h : Rencontre avec Hamza Ould-Mohammed et son équipe de la MDP 42 sur ses actions dans la Loire.

 

15h00-15h30: Accueil et Présentation de la MJC de Firminy par Sabine Langlois et de son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP).

 

Présentation de la MJC de Firminy :

C’est une MJC régie par la loi de 1901 et agréée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports ;

  • affiliée à la fédération régionale " Les MJC en Rhônes-Alpes" ;
  • administrée en toute indépendance par son Conseil d'Administration et par son Assemblée Générale.
  • construite sur des valeurs telles que

·          la Citoyenneté ;

·          l'Éducation Populaire ;

·          le Bénévolat ;

·          la Culture ;

·          la Cogestion.

 

16h-18h : La rencontre débat s'est ouverte sur la laïcité sur « qu’est-ce que la laïcité ? ».

 

Nous avons eu un débat sur les signes ostentatoires à l’Ecole (cf. Bulletin officiel n°21 du 27 mai 2004 : http://www.education.gouv.fr/bo/2004/21/MENG0401138C.htm) notamment le voile « islamique».

Les différents intervenants associatifs ont souligné que ces dernières années, le gouvernement Fillon/Sarkozy a lancé une réelle offensive sur une partie de la population de confession musulmane. Mais globalement dans ce contexte nauséabond la Droite et l’Extrême Droite ont porté des coups de canifs au principe de Laïcité en introduisant le terme de « laïcité ouverte » par exemple.

Nous sommes revenus sur les différentes polémiques comme sur les prières de rue, sur les minarets, sur les constructions de mosquées, sur le voile intégral etc… .

Puis Michel, un responsable associatif, est revenu sur l’histoire de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat  (cf. Site de l’Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/sommaire.asp).

Puis, Ahmed, responsable associatif sur Marseille, nous raconte une conversation avec des Bonnes Sœurs sur le Vieux Port et il leur a posé la question « avez-vous eu un problème par rapport au port de votre voile ? » - Réponse des Bonnes Sœurs : « Nous, nous portons le voile fièrement depuis des siècles, des années […] pour le voile « islamique » le problème n’est pas le voile mais vous savez… ».

Autre histoire d’une participante, pour trouver un emploi, son mari a du se raser la barbe pour convenir aux exigences explicite de son employeur.

L’ambiance générale est à la peur de l’Islam puisqu’on a toujours peur de l’autre, de l’inconnu.

La plupart des responsables associatifs font en direction des citoyens un travail de découverte et de pédagogie  de la culture musulmane lors des fêtes religieuses.

 

Nous avons conclu le débat par le fait que la France a une histoire particulière avec les religions (St Barthélémy etc…) et qu’il faudrait enseigner la laïcité dès le plus jeune âge c’est-à-dire à l’école primaire lors des cours d’éducation civique.

Cela va dans le sens de la proposition sur la laïcité que porte la Fédération Nationale des Maisons des Potes.

Vénissieux - Mardi 25 octobre 2011

 

Personnes présentes: 35 personnes
Associations présentes: Association C.E.V, Parti de Gauche, Parti Socialiste, CGT, SOS Racisme Rhône Alpes
 

La présentation de l'association C.E.V. :

L'association  a pour objectif de faire reculer l’abstention dans les urnes, et de veiller à ce que notre démocratie qui est issue des luttes et de la révolution de 1789, ne soit pas mise en danger par les idéologies extrémistes.

Elle agit en faveur du rapprochement des peuples et pour la cohabitation de toutes les communautés en luttant particulièrement contre les stéréotypes et la stigmatisation des populations (cf. http://lotfi-benkhelifa.over-blog.fr/

Nous souhaitons favoriser, l’engagement au sein des partis politiques républicains, les relations entre les peuples et contribuer à développer le vivre ensemble dans les quartiers populaires.

Les objectifs

  • Sensibiliser les citoyens à leur devoir civique pour faire vivre la démocratie
  • Organiser des réunions publiques et aller à la rencontre des citoyens dans les quartiers et sur tous les territoires.
  • Initier des actions ou des projets, dans les quartiers populaires en direction des jeunes et des moins jeunes pour leurs permettre de prendre toutes leurs places au sein de notre société.
  • Développer des espaces d’expression, pour une véritable citoyenneté.
  • D’établir des relations avec tous ceux susceptibles de contribuer à la réalisation de ses objectifs en utilisant tous les moyens que la loi permet

A l’aube des échéances électorales et au vu du contexte actuel dans lequel le Front nationale est au plus haut dans les sondages et l’abstention grandissante jusqu’à 70 % aux dernières élections régionales et  plus de 50% aux dernières élections municipales, il faut nous poser la question du recul du devoir civique : « le vote »

L’abandon des quartiers populaires, par la classe politique et notamment par les gouvernements successifs depuis 20 ans est peut être une cause de cette abstentionnisme et pour certain de nos concitoyens c’est le retranchement dans les partis extrémistes…

En 2002, le parti socialiste a été balayé dès le premier tour et  le FN au deuxième tour. L’émergence d’une nouvelle politisation des quartiers populaires n’avait pas été  prise en compte.

Après cet électrochoc où la droite a été reconduite, malgré 15 ans de gouvernance successive, cela n’a pas suffit à regagner la confiance des électeurs envers les partis Républicains. Le FN est toujours en hausse !

Pourtant, le message des électeurs, notamment des quartiers populaires dont on on pense qu’il s’agit d’ un électorat acquis d’avance à la gauche, était très clair, « nous voulons être représentés par des élus qui nous ressemblent, des élus à l’image de la société française, diverse et variée, des élus qui vivent avec nous dans nos quartiers, sur nos paliers… » Force est de constater, que le message n’est toujours pas entendu.



19h-21h : Le débat est introduit par le maire adjoint de Vénissieux Lotfi Ben Khalifa sur les notions de citoyenneté, d'engagement et de vote. Puis il continue par une intervention de Mohammed celui qui nous accueille dans son épicerie social et solidaire au 25 boulevard Lénine.
Mohammed nous parle des difficultés qu’il a rencontrées pour l’ouverture de son épicerie. Il nous explique le non soutien de la maire communiste de Vénissieux et le temps passé. Cela fait 3 ans! En revanche Mohammed est soutenu par le groupe socialiste de Vénissieux, par l'Europe (FSE) et par la région Rhône-Alpes dans ses démarches de financement et de développement de sa structure pour qu’enfin les habitants de Vénissieux notamment les plus précaire puissent profiter de ce service. Après cela, Slimane, le représentant de la fédération des maisons des potes a présenté la démarche du Tour de l'Egalité et ses 10 propositions pour faire de l'égalité une réalité.
Puis un mini film (un micro trottoir) sur le vote et l'engagement a été projeté, et il s'est suivi d’un débat sur le documentaire.

Une question s'est posée tout de suite : A quoi sert le vote?
Un jeune intervenant Anis nous parle de son expérience. Lorsqu'il dit à ses potes : "allez vous inscrire sur liste électorale ou allez voter" voilà ce que ses potes disent : "Cela ne sert à rien, on ne se sent pas représenter ni dans les projets politiques, ni dans les personnes qui nous représentent!"
Le plus alarmant de l'histoire, c’est qu’Anis se laisserait presque convaincre par ses potes tellement il n'a pas plus d'arguments à leur opposer.
Ahmed, un autre représentant de la fédération répond par le fait que les personnes vont voter lorsqu'on leur explique que le vote a un sens, et que les changements politiques ont une incidence sur la vie quotidienne des citoyens car selon lui "si tu ne t'occupes pas de la politique, elle s'occupera de toi". Il termine sur le fait qu'il y a un fossé énorme entre les responsables politiques et les citoyens.
Puis Jeff, un élu socialiste de Vénissieux, parle des difficultés à réaliser des actions en direction des habitants des quartiers populaires. Et cela crée un décalage et une défiance entre les pouvoirs politiques, syndicaux, administratifs, économiques et médiatiques et les citoyens.
Lotfi a relevé dans le mini-film que les thèmes qui intéressent le plus les gens sont : le chômage (1), le pouvoir d'achat (2),  l'insécurité (3), et l'immigration (4).

Pour conclure, tous les participants au débat sont d’accord sur le fait que si les habitants des quartiers populaires notamment utilisaient leur droit de vote lors des prochaines échéances électorales de 2012 et de 2014, les pouvoirs politiques les prendraient vraiment au sérieux.

L’exemple donné par Mohammed en est l’illustration. A Mantes-la-Jolie (département des Yvelines), le maire de la ville dans une réunion publique a refusé le permis de construction d’une mosquée à ses habitants. Puis les associations cultuelles et culturelles se sont mobilisées en photocopiant toutes les cartes d’électeurs de leurs membres et les ont faites parvenir au maire. Par cette action collective et citoyenne, lors d’une autre réunion publique, le maire de la ville a dit : « Comment est- il possible que les musulmans de Mantes-la-Jolie n’aient pas de lieux de culte ? ».

Tout est dit par cette histoire…comme le disent un certain nombre d’intervenants.

Saint-Etienne - Lundi 24 octobre 2011

Présent à la réunion : 5 personnes

Association présente : MDP de la Loire

16h00-16h30: Accueil et Présentation de l'association MDP de la Loire par son Représentant Hamza Ould Mohammed et de son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP).

Présentation de l'association MDP de la Loire :

Créer en 2010, l'association a pour but de mener des actions en direction des habitants des quartiers populaires tel que l’insertion (SOS Stage) et la citoyenneté (Débats Participatifs).

16h30-18h : La rencontre entre la FNMDP et la MDP s'est ouverte sur le projet de débats citoyens, et sur la mobilisation des quartiers pour les prochaines échéances électorales de 2012.

Le déroulement de l’action sera détaillé plus tard sur le site internet de la FNMDP (www.maisondespotes.fr). 

Dijon - Vendredi 21 octobre 2011

Présent à la réunion : 15 personnes

Association présente : MDP Dijon 21 et MJC des Grésilles

15h00-16h00: Accueil et Présentation de l'association MDP de Dijon 21 par son Président Hyacinthe Diouf, et de son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP).

Présentation de l'association MDP Dijon 21 :

Créer en 2010, l'association a pour but de mener des actions en direction des habitants des quartiers populaires (Insertion, Citoyenneté...)

16h-18h : La rencontre entre la MJC et la MDP s'est ouverte sur le projet de projection débat à la MJC des Grésilles, d’un film sur la réussite des femmes des quartiers populaires car on en parle très peu.

Le thème des femmes est l’une de nos 10 propositions pour faire de l’égalité une réalité. Cette thématique des femmes est traitée par un certain nombre de nos associations du réseau de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP), d’où notre implication dans ce projet.

Ce ciné-débat sera programmé au mois de mars 2012, un plan de travail a été élaboré.

 

 

Besançon - Jeudi 20 octobre 2011 

Présent au débat : 25 personnes

Association présente : Association Humanis, SOS Racisme Besançon, Mairie de Besançon (Parti socialiste et UMP)

12h-13h : Rencontre avec l'équipe de Montbéliard sur l'action SOS Stage dans le Doubs.

17h30-18h30: Accueil et Présentation de l'association Humanis/MDP de Besançon par son Président Saïd Méchaï et de son équipe à l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP).

 

Présentation de l'association Humanis :

Créer en 2005, l'association a pour but de recréer le lien social entre les générations dans les quartiers de Besançon.

L’association de Fontaine-Écu co-organise des animations, tout au long de l’année, en partenariat avec « Olof Palme » des Orchamps, les Aînés de Palente et « De Vous à Nous » du quartier de la Viotte. Les habitants sont activement invités à y participer. « Proposer d’abord aux enfants de ces quartiers des activités sportives, culturelles et de loisirs permet également de réunir leurs parents ainsi que nos aînés », explique son président Saïd Méchaï.

19h-20h : La rencontre débat s'est ouverte sur notre proposition : « La création d’un ministère de  l'Education Populaire » et très rapidement un point a été central : le manque de moyens attribués aux associations.

 

MM. Abdel Ghezali et Lazhar Hakkar, tous deux  maires adjoints à la mairie de Besançon ont vu deux alternatives à cette proposition. Soit réellement créer ce nouveau ministère, soit regrouper les différents ministères existants: Sports, Jeunesse, Vie Associative, Politique de la Ville pour en faire un grand Ministère de l’Education Populaire.

Ils ont souligné l’éloignement des fédérations d’éducation populaire avec le terrain et les habitants. Cet éloignement accentue les phénomènes de  violence et de délinquance, car les structures sociales ne sont plus identifiées comme source d’émancipation individuelle ou collective.

 

Puis Saïd explique que deux quartiers : le quartier de Palente et celui d’Orchamps sont en grande difficulté et  la baisse des moyens qui leur étaient attribués s’est bien fait sentir. Par exemple, pour le quartier de Palente, les MJC et salles municipales sont difficiles à obtenir notamment pour la pratique de la Danse pour les jeunes, adultes et mères de famille. Les aires de jeux pour les enfants sont abimées.

Il nous dit aussi que sur  le quartier d’Orchamps, il n’y a aucun commerce et aucune structure sociale hors les MJC et les centres sociaux qui sont en dehors des réalités du quartier. Les bénévoles ont déposé une demande pour obtenir un lieu d’accueil pour pouvoir monter un atelier pour femme et mère de ce quartier très populaire.

 

Ainsi, Humanis qui œuvre sur les quartiers de Besançon dans le but de favoriser le lien social entre les générations et entre les quartiers a vu ses subventions réduites par la Mairie de Besançon.

Or, l’association a besoin de cet argent pour poursuivre ses actions en faveur des habitants des quartiers de la Planoise, de Fontaine Ecu, d’Orchamps/Palente et du Centre Ville. Par ailleurs, l’action « voyage solidaire » de la MDP a été purement et simplement annulé faute de moyens cette année, les familles n’ayant pas les revenus suffisant pour s’offrir des vacances.

M. Abdel Ghezali a rappelé que proportionnellement à son budget, la Mairie a maintenu son soutien, face à un fort  désengagement de l’Etat.  

 

Enfin, nous nous sommes quittés sur une note un peu alarmante. Les différents intervenants ont souligné que pour les prochaines échéances électorales de 2012 et de 2014,  la question des quartiers populaires devra être centrale car selon eux, nous sommes assis sur une poudrière. Tous les acteurs politiques et sociaux présents ce jour-là ont partagé ce constat.

 

Strasbourg - mercredi 19 octobre 2011

A 17h00, les « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP) sont accueillis à la MDP de Strasbourg par sa Présidente Catherine, son coordinateur Jean Luc et toute l'équipe.

Nous avons échangé à propos d'une directive de la Commission Européenne sur le temps de travail des volontaires/animateurs dans les colonies de vacances qui vient d’être mise en place en France. Elle impose aux directeurs de centre de vacances de respecter 11 heures de repos quotidien aux volontaires. Selon Jean-Luc, cette mesure signifie la destruction progressive du secteur du loisir et de l’animation en transformant ce secteur en entreprise.

Nous avons ensuite parlé des défaillances de la formation BAFA car les jeunes titulaires sont parfois mal formés pour gérer la relation avec l’enfant ou pour gérer un projet pédagogique sur le centre de loisirs où il est affecté.

 

Le  P.I.J de Strasbourg

Le point information jeunesse (P.I.J)  a été créé en 2004 et la Maison des potes de Strasbourg a été fondée en 1992. Les missions du PIJ-MDP sont d’aider les jeunes dans les démarches administratives (déclaration d’impôt…), dans leurs formations, dans leurs orientations (notamment dès la classe de 3ème).

La MDP accueille chaque année entre 800 à 900 jeunes dont les 2/3 sont des filles issues des quartiers sud de Strasbourg. Elle n’est pas un centre social mais un espace ouvert d’information (livrets, documentations, livres….), un espace de confidentialité où les jeunes peuvent se confier, prendre du recul, résoudre leurs problèmes sans que leurs entourages s’immiscent.                                                                                                                       

De plus, cette structure accueille diverses associations telles qu’Imagine Prod (association qui monte des courts métrages), Bulle de Loisirs (association aidant dans les démarches les familles monoparentales en particulier) et Solidarité Internationale Afrique (association qui organise des chantiers humanitaires tels que les projets éducatifs ou de potagers communautaires).                                                                                                                      

Les membres de ces structures font également partie du Conseil d'Administration de la MDP-PIJ de Strasbourg. La MDP est dans une logique cogestion  avec les associations notamment dans la gestion des différents projets qu’elle porte. En outre, cette MDP fait de l’animation socio-éducatif notamment de l’éducation contre le racisme. De février à mai, elle organise des interventions en milieu scolaire (collèges et lycées) par le biais d'un théâtre forum. La PIJ – MDP de Strasbourg accueille des 16-20 ans dans le cadre d’atelier « pister les métiers ». Elle a aussi une quinzaine de bénévoles permanents qui lui permettent de couvrir les actions menées.       

Concernant ses financements, l’Etat, la mairie, le conseil général et le ministère du travail subventionnent son fonctionnement et ses projets. Ce n’est cependant pas suffisant. Pour tenir, elle fait appel aux fondations notamment la fondation de France et à l’autofinancement.

 

Le débat

   

Le débat s'est déroulé en présence d'une quarantaine de personnes, avec les membres de la Maison des Potes de Strasbourg, de l’association Bulle de Famille et des 19 éco ambassadeurs de la Maison des Potes de Strasbourg.

Qu’est ce que c’est que les éco-ambassadeurs ?

Cette idée est venue d’une journée où les bénévoles de la MDP de Strasbourg souhaitaient faire un projet tutorat de projet c'est-à-dire que des adolescents aident les plus jeunes à construire leur projet. Les éco-ambassadeurs, ce sont des jeunes de 12 à 17 ans. Ils sont issus de l’association Bulle de Famille (voir un article plus précis sur l’action). Leurs trois missions sont : solidarité, animation, protection de l’environnement. Ils doivent signer une charte où les notions de ponctualité, d’assiduité, de respect sont importantes pour devenir un éco-ambassadeur.

Voici l’exemple de Leila une éco-ambassadrice âgée de 15 ans. Depuis qu’elle a intégré ce projet, elle se sent plus utile, plus responsable, plus capable de porter des projets collectifs. Son regard sur les autres a changé notamment celui qu’elle portait sur les plus pauvres, les sans domicile fixe, en allant faire des maraudes dans les rues de Strasbourg, en faisant des collectes de nourriture chez les commerçants de proximité et les habitants pour préparer les repas pour les plus démunis ou les « sans visage ».

Puis nous leur avons posé la question « Su’est ce que cela vous apporte ? ». Voici les mots qui revenait les plus souvent : « maturité », « solidarité », « valeur », « sortir du  quartier », « expérience », « volonté », « construction de projets », « participation », « encadrement », « réussite », « éducation », « regards des parents », « engagement », « volontariat » « apprendre », « raisonner », « connaissances », « humanité », « aiguiller », « apporter des choses », « partage », « donner du sens », « apprentissage », « réalité », « écoute », « accompagnement », « ouverture d'esprit », « regards des autres », « respect » « transmettre », « famille », « savoir », « cohésion », « groupe », « idées », « responsable » « préjugés », « apparences », « prise de conscience », « vision », « construction ».

Tous ces mots montrent bien que la solidarité et l'engagement n'ont pas d'âge. Et comme le souligne Jean Luc et ses jeunes éco-ambassadeurs, dans un contexte de misère sociale, de société de l'indifférence, de perte de repères et de valeurs, l'Éducation et l'Éducation populaire sont essentielles au développement, à l'éveil à la connaissance et au savoir de l'individu quelque soit son âge, son parcours et ses origines sociales.

Enfin, nous avons discuté des 20 ans de la MDP de Strasbourg et de futures rencontres qui vont être organisées pour pouvoir préparer, organiser et mettre en place ce bel événement en juillet 2012.

 

 

Lunéville - mardi 18 octobre 2011


  

 

Arrivés à 17h30 à Lunéville, l’équipe des « marcheurs » de la Fédération Nationale des Maisons des Potes (FNMDP) été accueillie à la Maison des Potes de Lunéville par son Président Mohammed Benchaabane et son équipe.

 

 

Pot'entiel Solidarité

 

Fondée en 1988, issue de la fusion entre une association locale du mouvement SOS Racisme et d'un mouvement local lunévillois de solidarité envers la Roumanie, Pot'entiel Solidarité a entrepris d'aider les populations victimes de catastrophes naturelles puis, petit à petit les populations au niveau local toujours dans une volonté d'accueillir toute personne en demande sans discrimination ni jugement social. Association à but non lucratif, elle est membre de la Fédération Nationale des Maisons des Potes, l'une des plus anciennes de cette ONG à ce jour.

Récemment emménagée près du château de Lunéville dans un très grand espace accueillant en cours de réaménagement, l'association s'organise et se réorganise autour de deux pôles sous l'égide de son président, Mohammed Benchaabane et de sa coordinatrice salariée, Marie-Hélène Benchaabane. D'un côté une friperie sociale organisée comme une vraie boutique de vêtements mais pratiquant des prix solidaires, presque symboliques, pour qui veut franchir le seuil de sa boutique "pas comme les autres" et pour qui se soucie de bien se vêtir tout en surveillant son budget. Les vêtements et autres matériels comme livres ou jouets proviennent des dons d'habitants du lunévillois, l'association étant référencée depuis plusieurs années comme point de collecte dans toute la région Meurthe-et-Moselle sud - Vosges. Le fruit des ventes sert essentiellement à payer le loyer et les charges de l'association et à financer ses projets de solidarité internationale.

Deuxième pôle d'activité : Pot'entiel Solidarité ayant vocation de lieu d'accueil, l'association ouvre un espace social rebaptisé "T'es social" avec un clin d'oeil car n'y sont proposés que du café ou du thé autour du bar orange, mais l'écoute est présente pour tous ceux qui souhaitent déposer confidence ou réflexion, partager un moment de convivialité avec les bénévoles et vérifier que la chaleur humaine existe, la considération et le respect aussi. Un projet de Pt'it déj' est en cours, mais déjà deux ateliers se mettent en place : fleurs en perles de rocaille le mardi après-midi et crochet-couture le lundi après-midi autour d'intervenantes bénévoles membres de l'association.
Des jeux d'échecs et de société sont à la disposition de ceux qui veulent passer un moment de détente et de réflexion.

Une "fripes-café", donc, qui soutient des projets humanitaires et prépare actuellement un container pour le camp de réfugiés Sahraouis avec l'aide du Croissant Rouge algérien. Un container de vêtements et aussi de livres scolaires (rassemblés grâce aux dons de plusieurs instituteurs et directeurs d'écoles du lunévillois, qu'ils en soient remerciés) a été envoyé récemment avec l'aide de Pot'entiel au Burkina Faso en partenariat avec l'association Vélos pour le Faso, située en Alsace.

Pot'entiel Solidarité a été invitée à l'assemblée générale des lycéens en mai dernier, reçoit des classes dans son local pour échanger sur son action et expliquer ce qu'est la solidarité aujourd'hui; elle construit en ce moment un partenariat avec le réseau Ecoles de la Deuxième Chance (Groupe CCI Formation 54) dont elle reçoit les stagiaires depuis quelques mois.

Les valeurs de l'association : CHACUN A UN POTENTIEL, CHAQUE PERSONNE A UN DON...

 

Le débat

   

A 19h, devant quarante personnes, Mohammed Benchaabane, le Président de la MDP de Lunéville, ouvre le débat sur le fait que dans cette Maison des Potes, les personnes sont traitées sur un pied d’égalité. Les individus laissent leur position sociale sur le palier du local de l’association. Cette association se bat pour l’égalité, se mobilise avec les citoyens. Mohammed donne l’exemple de la pétition adressée au maire de Lunéville afin de l’interpeller sur le non financement de ses actions par les pouvoirs publics à Lunéville. Cette pétition a mobilisé l’ensemble des adhérents et bénévoles de la MDP de Lunéville. Les habitants, les responsables politiques locaux et nationaux ont soutenu cette démarche citoyenne. Il souligne l’importance de la solidarité entre générations car nous sommes interdépendants.

Ahmed, un marcheur de Marseille pour la Fédération Nationale des Maisons des Potes, a embrayé sur l’Education populaire et notre revendication de la création d’un ministère de l’éducation populaire ainsi que le détachement de 100 000 fonctionnaires pour les associations. Marie-Hélène est intervenue sur le fait que les MJC, les centres sociaux et les maisons de quartier demandent aux usagers de s’organiser en associations pour devenir des associations prestataire de ces lieux. Ces hauts de l’éducation populaire peuvent obliger ces mêmes usagers à faire des activités à la carte. Du côté des usagers, ils ont de plus en plus envie de s’impliquer dans une MJC ou un Centre Social de peur d’identifier, de décliner leur identité, de subir un contrôle social. Cette situation s’aggrave encore plus lorsqu’on est issu d’un quartier populaire, ou d’une supposée « origine ».

Les différents intervenants ont souligné le problème de reconnaissance du travail collectif d’association avec toujours l’exemple de la pétition de la MDP de Lunéville contre la ville de Lunéville qui n’attribue aucune subvention à l’association. Pour eux, le collectif répond au collectif. A titre d’exemple, le traitement fait aux vieux migrants : une circulaire les empêche de retourner de leur pays d’origine et les assignent à résidence pendant 8 mois (cf article du Monde sur les vieux migrants).

Rhavia, une slammeuse issue de la région, a réagi sur l’Education en général. Elle raconte son expérience dans un lycée où elle intervenait en tant que pionne. Un jour le proviseur la convoque, lui demande d’où elle vient avant de lui renvoyer un jugement stéréotypé . « Ne vole rien et ne touche rien », lui dit-il après avoir apris qu'elle vient des quartiers populaires. « Des jeunes subissant les mêmes violences peuvent réussir convenablement et assumer leurs identités multiples faisant la richesse de la France », explique-t-elle.

Les différents intervenants ont souligné l’importance de la place du savoir dans le parcours d’un enfant. Nous partageons le même constat : les professeurs des écoles sont dépassés par les événements. Ils font la police au lieu de faire cours et subissent en pleine face le désengagement des parents dans l’éducation de leur enfant. Selon les participants, la famille est importante dans la construction de l’enfant mais ce modèle est remis en cause dans les faits. Mohammed évoque le bus-ing qui consiste pour les familles issues des classes les plus favorisées d'aller dans les établissements en Zone Educative Prioritaire et inversement.

Quelqu'un intervient sur la création d’un ministère de l’éducation populaire et de la situation des associations notamment celles issues des quartiers populaires. La participante souligne le fait que la décentralisation a fait perdre du pouvoir et des moyens aux associations. En effet, les associations doivent être les lieux d’un contrepouvoir citoyen car elles n’ont rien à attendre de l’Etat et de ses collectivités. Pour agir au niveau local ou national tout dépend du territoire et de l’identité des acteurs de terrain.

Enfin, l’intervenante a souligné les limites d’un ministère de l’éducation populaire. Sa crainte est que ce ministère soit instrumentalisé par les pouvoirs publics et qu'il ne vise que certaines catégories d’organisations alors que le but est de reconnaître tout le travail fait par les bénévoles, volontaires et salariés de notre tissu associatif.

Nous nous sommes quittés sur une mini-scène slam et un atelier d’écriture slam animé par Meziane et Rhavia autour des valeurs de l’éducation populaire et plus généralement des valeurs de la République.

 

 

Metz - lundi 17 octobre 2011

Après cinq heures et demi de route en potobus (le minibus fédéral), les marcheurs du Tour de France de l'Egalité sont arrivés à Metz épuisés mais ravis.

 

SOS Racisme Moselle

Nous avons été accueillis par SOS Racisme Moselle et l'association des étudiants sénégalais de Moselle

SOS Racisme est une association de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et plus généralement toutes les formes de discrimination depuis 2008 à Metz. L'antenne SOS Racisme Moselle est née d'un constat : il y a une forte discrimination en Moselle. Ses missions seront entre autres l'intervention en milieu scolaire afin d'éduquer et d'informer, la lutter contre la discrimination à l'embauche, au logement et toutes autres formes de discrimination, l'aide aux victimes de discriminations. Son président actuel est Lamine Diouf.

 

Débat sur la laïcité

 

La rencontre à Metz a commencé à 19 heures.Une vingtaine de personnes ont participé aux débats qui ont porté sur la laïcité. Nous sommes partis d’un constat selon lequel le principe de laïcité est contesté, non respecté. Amadou de l'association des étudiants sénégalais de Moselle, a noté que cela crée des frustrations, des crispations, des malentendus, des conflits, des replis identitaires nuisibles au pacte républicain.

D’où notre proposition sur l’enseignement de la laïcité dès l’école primaire afin de permettre aux plus jeunes d’avoir les clés de compréhension socio-historique de ce qu’est vraiment le principe de laïcité.

A savoir : De nos jours en Moselle, les cultes catholique, israélite, protestant luthérien et protestant réformé sont toujours officiellement reconnus et financés par l'état (application du droit local).

Nous avons échangé sur le fait que le cours d’éducation civique doit être revalorisé car il est important et a sa place dans l’école républicaine. Dans ces cours d’éducation civique, nous devons aussi parler de la mémoire collective (colonisation, culture générale etc…).

Caroline de SOS Racisme Moselle a insisté sur le fait que l'École doit retrouver sa place dans notre société. Les différents intervenants soulignent le fait qu’il y a un véritable déficit éducatif entre les parents qui laissent leurs enfants se faire « éduquer » par les professeurs et les professeurs délaissés par l'Éducation Nationale. La situation est explosive entre les élèves, les parents, les professeurs, les institutions représentants l'Éducation Nationale.

Pour en revenir, à la laïcité, nous nous sommes posés la question « Qu’est ce que la laïcité à la française ? » et nous avons eu de nombreuses réponses des participants.

Ramdane et Nouara ont souligné que la laïcité c’est la tolérance, la préservation de l’individu dans l’espace public, le respect des croyances et des non croyances, l’égalité, le vivre ensemble.

Plusieurs intervenants nous ont parlé du fait que le principe de laïcité était utilisé à mauvais escient par nos responsables politiques en stigmatisant des confessions en particulier les musulmans.

Nous nous sommes quittés sur le fait que l’enseignement de la laïcité est important dès le plus jeune âge car cela permet à l’enfant de s’ouvrir par l’éducation, le savoir et d’accepter l’autre de sa différence.